Le prix sera remis le 25 avril 2026, dans le cadre du Festival littéraire international Métropolis bleu.
Montréal, 18 mars 2026 – Laura Bari reçoit le Prix Nouvel Apport Metropolis bleu/Conseil des arts de Montréal 2026 pour Le corps est une maison sans grands-parents, paru aux éditions Le Noroît. Le livre rassemble une suite de poèmes autour d’une maison qui se meurt, dans un village d’Argentine. Au moyen d’une adresse amoureuse, la narratrice donne corps à sa maison d’enfance, tout en faisant tomber les murs de l’héritage pour ne laisser que le coeur battant unissant une jeune fille à son nid originel.
Le Prix littéraire Nouvel Apport, offert conjointement par la Fondation Metropolis Bleu et le Conseil des arts de Montréal, veut attirer l’attention sur des voix littéraires nouvelles issues de l’immigration (première ou deuxième génération), qui enrichissent notre littérature et dont Montréal est devenu le port d’attache. Cet ouvrage peut être un premier livre ou s’inscrire dans une oeuvre en devenir qui compte jusqu’à un maximum de trois titres, incluant l’ouvrage soumis. Tous les genres littéraires sont admis. Le prix Nouvel Apport Metropolis bleu / Conseil des arts de Montréal est doté d’une bourse de 5000$.
Le jury a estimé que Le corps est une maison sans grands-parents est «au coeur d’une réflexion sur la transmission des traumatismes engendrés par la dictature en Argentine. L’autrice fait sentir la brutalité de la répression non par le biais d’un discours historique prédominant, mais à travers une écriture poétique où la violence affleure dans chaque texte, comme surgie des corps eux-mêmes. La violence n’y est jamais frontalement exhibée, mais constamment présente en filigrane, ce qui confère à l’ensemble une grande justesse émotionnelle sans tomber dans le lyrisme excessif ni le dolorisme. La maison est un personnage à part entière, elle incarne une époque, un vécu familial, c’est touchant et beau. »
Originaire d’Argentine, Laura Bari habite à Montréal depuis plusieurs années. Les poèmes de Le corps est une maison sans grands-parents ont été écrits directement en français. Par le cinéma, l’écriture et le dessin, Laura Bari réunit dans son art identité, santé mentale et éducation.
Les deux oeuvres finalistes au prix sont par ailleurs :
Souches, de Myriam Ouellette (Cheval d’août), roman d’autofiction où «la richesse, la complexité et la sensibilité des thèmes intriqués — la maladie, les probabilités, les lien familiaux, l’exil, la résilience, l’héritage — n’ont d’égale que la simplicité avec laquelle l’autrice les aborde ».
Ça finit quand, toujours ?, d’Agnès Gruda (Boréal), « travail de recherche admirable qui apporte sa pierre à l’édifice des réflexions littéraires sur l’expérience migratoire contemporaine et qui, sans jamais verser dans le didactisme, plonge le lectorat au coeur d’expériences marquées par les ruptures, les échecs, mais aussi par les solidarités, l’amitié et les combats contre l’antisémitisme ».
Nos félicitations à la lauréate et aux finalistes.
Pour sa part, Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, a déclaré : « Le Conseil des arts de Montréal salue l’oeuvre marquante de Laura Bari, qui explore avec finesse les chemins de la mémoire. Par la poésie de son adresse à sa maison d’enfance, elle met en lumière la manière dont l’Histoire habite nos récits personnels. »
En 2026, les membres du jury sont Émeline Pierre (autrice et professeur de littérature à l’Université de Montréal), Jeannot Clair (traducteur), Julia Ros (éditrice).
La lauréate Laura Bari sera présente à la 28e édition du Festival littéraire international Metropolis bleu qui se déroulera à Montréal, du 23 au 26 avril 2026.
Les détails et la programmation complète : https://metropolisbleu.org/festival2026/
À propos du Conseil des arts de Montréal
Offrant différentes formes d’accompagnement, le Conseil des arts de Montréal repère, soutient et reconnaît l’innovation artistique et l’expression créative dans toute leur diversité pour faire rayonner les artistes et les organismes de création, de production et de diffusion montréalais. Jouant un rôle unique de catalyseur, il contribue depuis 1956 à faire de Montréal une métropole culturelle vibrante, reconnue ici et ailleurs pour sa vitalité artistique.
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