13 décembre 2018

VISIBLE, Magnéto et La fille du laitier remportent les bourses Mécènes investis pour les arts d’une valeur totale de 15 000$

Montréal, le 13 décembre 2018 – Les Mécènes investis pour les arts (MIA) dévoilaient aujourd’hui à 19h, au centre d'art multidisciplinaire Livart, les 3 lauréats des bourses 2018. Le collectif artistique VISIBLE reçoit 7000 $, l’organisme Magnéto reçoit 5000 $ et La Fille du laitier reçoit 3000$.

Pour une sixième année consécutive, les Mécènes investis pour les arts, constitués d’une cinquantaine de femmes et d'hommes du milieu des affaires de Montréal, ont collecté un montant total de 15 000 $ afin de contribuer à l’essor de la création montréalaise. Chaque mécène a participé à hauteur de 500 $ pour enrichir ces bourses. Ce soutien financier non négligeable permettra aux lauréats de réaliser leurs projets artistiques et  se poursuivra, peut-être, par le développement d’une relation durable entre les deux milieux. Cette année, le Conseil des arts de Montréal a reçu et analysé 37 projets artistiques, avant le choix final des mécènes, afin de garantir les dimensions professionnelles et artistiques des propositions.

Après 6 années d’existence et près de 100 000 $ collectés, Les Mécènes investis pour les arts ont annoncé lors de l’évènement leur décision de transférer leur initiative à la Brigade Arts Affaires de Montréal (BAAM), un organisme jouissant d’une belle légitimité dans le milieu. Les MIA assurent que le projet bénéficiera d’une plus grande visibilité et d’un très bon potentiel de recrutement des futurs mécènes grâce à la BAAM. Cette décision, selon les MIA, donnera un nouveau souffle au programme de bourses. Reconnue pour son engagement et son énergie à rallier la relève d’affaires au milieu des arts, la BAAM se réjouit de prendre la relève pour fédérer les prochaines bourses et favoriser ainsi l’émergence d’une nouvelle génération de philanthropes culturels.

À propos du Conseil des arts de Montréal
Partenaire dynamique de la création artistique professionnelle montréalaise, le Conseil des arts de Montréal repère, accompagne, soutient et reconnait l'excellence dans la création, la production et la diffusion artistiques. Il encourage l’ouverture, la découverte et l’audace au cœur du paysage artistique montréalais par ses actions. Depuis 1956, le Conseil des arts de Montréal contribue par ses actions structurantes au développement de « Montréal, métropole culturelle ».

À propos des Mécènes investis pour les arts
Créée en 2013, par Sébastien Barangé et Maxime Codère, l’initiative Mécènes investis pour les arts rassemble une cinquantaine d’hommes et de femmes de la communauté d’affaires de Montréal qui ont pour but de développer une action philanthropique en soutenant financièrement la créativité montréalaise, son essor et son rayonnement. Les mécènes versent chacun un don privé de 500 $ pour constituer les bourses remises annuellement.

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Renseignements
Conseil des arts de Montréal
Raphaëlle Catteau, Chargée de projets - communications et relations de presse
514-280-6973
raphaelle.catteau@ville.montreal.qc.ca


 

Lauréats des bourses Mécènes investis pour les arts 2018

 


Antonin Wyss, co-réalisateur
Photo :
Marie-Eve Rompré


Marie-Laurence Rancourt,
co-réalisatrice

Photo :
Marie-Eve Rompré

Magnéto
Marie-Laurence Rancourt et Zoé Gagnon-Paquin créent Magnéto en 2016 qui devient le premier organisme au Québec à se consacrer exclusivement à la discipline artistique de la création radiophonique. Les œuvres de Magnéto prennent la forme de documentaires, de drames, de poèmes, qui mettent en scène la parole humaine et qui sont uniquement composées d’éléments sonores et acousmatiques.

Projet : La punition
Documentaire radiophonique de 55 minutes, réalisé par Marie-Laurence Rancourt et Antonin Wyss. En juin 2018, les réalisateurs font la rencontre de trois détenus à vie et qui sont en liberté conditionnelle. Avec l’accord de Service correctionnel Canada, les réalisateurs prennent part à des rendez-vous hebdomadaires durant lesquels ils échangent sur l’expérience de l’enfermement, de la société-prison et de la punition. Le micro est figé et capte la substance de ces existences tragiques et cet appel à la liberté de vivre.

www.magnetobalado.com

 


Veronica Mockler et
Sofia Blondin
Photo :
Veronica Mockler

VISIBLE
Sofia Blondin est diplômée de l’École Nationale de Théâtre du Canada et Veronica Mockler décroche un Baccalauréat en Beaux-Arts avec spécialisation en cyber arts. Ensemble elles cofondent VISIBLE en 2017, un collectif artistique dont le mandat est d’explorer la posture des individus dans une société. À travers la recherche documentaire, elles combinent leur expertise en jeu théâtral et en exposition d’arts visuels pour produire des œuvres gratuites qui invitent les citoyens à s’exprimer et à se représenter. Le collectif met notamment en avant l’ouverture d’esprit et le comportement sensible et humain face à des enjeux sociopolitiques.

Projet : L’adresse
La réalité du logement dans le quartier Côte-des-Neiges est une empreinte de divers enjeux : logements négligés par leurs propriétaires, logements inaccessibles ou non adaptés aux besoins de la population du quartier… L'adresse est une performance ethno-documentaire immersive sur la situation du logement à Côte-des-neiges. Elle met en scène les voix de différents individus (les propriétaires, les politiciens, les inspecteurs et locataires), impliqués de près ou de loin dans cette problématique. À travers un documentaire sous forme de déambulatoire muséal immersif et multimédia L’adresse plonge ses spectateurs au cœur de cette réalité. L’œuvre sera offerte dans un lieu non institutionnel de l’arrondissement Côte-des-Neiges pendant deux semaines courant mai 2019. Cette performance est co-produite par Le regroupement Amplifier.

http://visibleart.ca/

 


Jon Lachlan
Photo :
Maxime Côté


Marie-Helène
Bélanger Dumas
Photo:
Julie  Georges

La Fille du Laitier
Caroline Bélanger, Marie-Hélène Bélanger Dumas et Jon Lachlan Stewart sont trois finissants de l’École Nationale de Théâtre du Canada qui fondent La Fille du Laitier en avril 2015. La compagnie fait l’acquisition d’un ancien camion de pompier de 22 pieds, qu’ils transforment en salle urbaine mobile et complètement autonome.
La Fille du Laitier veut démocratiser le théâtre, notamment le théâtre de rue et y initier les nouveaux publics en rejoignant le citoyen sur le pas de sa porte. À son compteur : trois créations, un festival et 260 représentations gratuites, en salle ou dans son camion de livraison-théâtre.

Projet : J’aurais voulu danser
Ce projet est né de la volonté d’une des cofondatrices d’affronter son rapport avec l’arthrite dont elle est atteinte depuis l’âge de trois ans. L’arthrite juvénile est une maladie chronique plus courante que ce que l’on imagine. Le travail de création pour la pièce J’aurais voulu danser est donc personnel avec un enjeu collectif. Très corporel, le spectacle explora le corps et ses limites à travers l’œil ludique de l’enfant. La question de la résilience des enfants est au cœur du projet.  Présentation été 2019.

www.lafilledulaitier.com