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Le maire Jean Drapeau avec le président Léon Lortie (à gauche) et des membres du premier du Conseil des arts qui était composé de Ferdinand Biondi, Madame William Budden, Rupert Caplan, Roger Duhamel, Robert Élie, Me Philipe Ferland, Gratien Gélinas, Jacques Laroche, Annette LaSalle-Leduc, Dr Ruben Lévesque, Mgr Olivier Maurault, Walter O'Hearn, John Pratt, Lactance Roberge, John H. Sullivan et Jean Vallerand. Photo : Archives de Montréal

Bref historique

Premier-né des conseils des arts au Canada, le Conseil des arts de Montréal voit le jour le 18 avril 1956 à l'initiative du maire Jean Drapeau sous l'appellation de Conseil des arts de la région métropolitaine. Sous la présidence de Léon Lortie, on lui confie le mandat de coordonner et encourager des initiatives d'ordre culturel dans la région en accordant notamment une aide financière aux manifestations artistiques de qualité sur la scène montréalaise.

À sa première année d'existence, le Conseil dispose d'un modeste budget de subvention de 129 000 $ que se partagent six organismes artistiques et culturels (le Musée des beaux-arts, l'Orchestre symphonique, la Société des Festivals, les Jeunesses musicales, le Dominion Drama Festival et le Montreal Repertory Theatre). Ses ressources s'accroissent cependant régulièrement et, lors de son 25e anniversaire, en 1982, elles atteignent 1 481 675 $, ayant ainsi plus que décuplé pour le bénéfice de soixante-six groupes et compagnies. En 2005, le budget du Conseil atteignait 10 M$ et il subventionnait 289 organismes artistiques.

En 1980, le Conseil des arts est intégré à la Communauté urbaine de Montréal et une large consultation publique présidée l'année suivante par l'Honorable Jean-Pierre Goyer, lui donne un nouvel essor. " Il saute aux yeux, écrit le président, que le Conseil des arts ne peut plus se limiter à accorder des subventions, à être un simple bailleur de fonds. Le Conseil des arts doit être le moteur de la vie artistique montréalaise ".

En 1982, le Conseil recherche l'excellence artistique et vise la diffusion de l'œuvre d'art et son accessibilité par le plus grand nombre en créant des programmes de tournées de spectacles et d'expositions à travers les municipalités de l'île. Vingt-trois ans plus tard, pour la saison 2005-2006, le Conseil des arts de Montréal en tournée propose plus de 430 présentations professionnelles de 50 organismes artistiques qui sont offertes par 33 diffuseurs municipaux et plus d'une vingtaine de bibliothèques. Cette tournée constitue la plus importante tournée artistique sur tout le territoire de l'île avec les meilleures créations de l'heure en arts visuels, en danse, en théâtre, en musique, en littérature, en cinéma et maintenant en arts médiatiques.

En 1985, le Conseil des arts crée son Grand Prix afin de reconnaître annuellement l'excellence d'une production ou d'un événement réalisé sur le territoire de Montréal. Aujourd'hui, l'attribution du Grand Prix comporte une bourse de 25 000 $, assortie d'une œuvre commémorative commandée à un artiste montréalais. Huit organismes artistiques se retrouvent en nomination dans les disciplines suivantes : arts visuels, arts médiatiques, cinéma et vidéo, danse, littérature, musique, théâtre et nouvelles pratiques artistiques.

Une seconde consultation publique, présidée en 1988 par Me Yves Bériault, et l'inauguration de la Maison du Conseil des arts dans les anciens locaux de l'École des beaux-arts de Montréal, en mai 1989, marquent de nouvelles étapes dans l'élargissement de la mission du Conseil des arts.

Dans les années 90, sous l'impulsion de sa présidente, Madeleine Arbour, puis aiguillonné par son successeur Gilles Lefebvre et son directeur général, Jacques Cleary, le CACUM développera un programme d'échange international avec le Conseil Régional d'Ile-de-France, alors jumelé avec la Communauté urbaine de Montréal. Ce programme permettra à plusieurs créateurs ou organismes artistiques de part et d'autre de l'Atlantique de proposer leurs oeuvres aux publics respectifs.

C'est également sous la présidence de Gilles Lefebvre que la sensibilisation auprès des jeunes de 3 à 17 ans devient prioritaire avec la création du programme " Jeunes publics- publics de demain " visant à leur assurer le plus large accès aux arts et de proposer des activités et du matériel de sensibilisation. Cette façon de faire initiée par ce programme du Conseil est aujourd'hui largement intégrée par les organismes artistiques s'adressant aux jeunes publics.

Succédant au CACUM, le Conseil des arts de Montréal est mis en place en 2002 par le gouvernement du Québec dans le cadre de la réorganisation municipale de la métropole. Depuis le 1er janvier 2006, il relève du Conseil d'agglomération de Montréal.

L'augmentation budgétaire accordée par l'administration de Gérald Tremblay en 2003 marque la fin d'un long gel de onze ans. Si cette hausse permet d'accueillir quelque 50 nouveaux organismes, de consolider des petites et moyennes compagnies et de hausser légèrement l'aide aux grandes institutions, elle ne comble pas le retard accumulé. Les besoins demeurent immenses et les défis de taille. Les organismes issus des communautés ethnoculturelles, la relève et les secteurs disciplinaires émergents comme les arts médiatiques, les lieux de diffusion, pour ne nommer que celles-là, sont autant de problématiques auxquelles le Conseil des arts se doit de faire face.

En 2004, le Conseil des arts de Montréal réalisait une planification stratégique jetant les bases lui permettant de s'épanouir et de jouer le rôle moteur qu'on attend de lui. Parmi les actions qui sont alors mises en route, notons : sa démarche de rapprochement interculturel dans les arts pour accroître la participation des artistes et des publics issus des communautés ethnoculturelles; son association avec le Forum jeunesse de l'île de Montréal pour la mise en œuvre d'un plan d'action visant l'amélioration de l'insertion socioprofessionnelle de la relève artistique; la modification de ses règles pour permettre l'augmentation du nombre de membres de 21 à 25 et la participation de personnes provenant du milieu artistique et encore actives dans des organismes culturels; la création de comités consultatifs de pairs pour témoigner des besoins du milieu et des priorités relatives à chaque discipline, et conséquemment conseiller le Conseil sur la définition de ses politiques, critères et programmes de subventions.

Finalement en 2006, le Conseil fête ses 50 ans d'actions structurantes qui auront contribué au développement de " Montréal, métropole culturelle ".

   
 

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