Les incontournables de Moridja Kitenge Banza
Moridja Kitenge Banza

Artiste en arts visuels et président par intérim du RAAV

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close CRÉDIT PHOTO : Christine Turek

2015-10-05

MAI (Montréal, arts interculturels)

Voilà un lieu qui fait rayonner la diversité dans toute son essence. 

De la danse au théâtre, des arts interdisciplinaires aux arts médiatiques en passant par les arts visuels et la musique, le MAI nous fait découvrir des créations différentes. Des talents venus d’ailleurs, mais qui font maintenant partie intégrante de notre paysage culturel et artistique. À découvrir absolument!  Ainsi, on peut voir jusqu’au 17 octobre l’exposition « Le corps sans organes » qui réunit trois œuvres de Payam Mofidi et d’Ila Firouzabadi traduisant leur inquiétude face à la violence du monde actuel. Et pour vivre une expérience particulièrement originale, « Unwrapping Culture », les 23 et 24 octobre, dévoilera une surprenante chorégraphie non dépourvue d'humour, dans laquelle se rencontrent danses contemporaines et traditionnelles thaïes, conçue par le Canado-Philippin, Alvin Erasga Tolentino et le Thaïlandais, Pichet Klunchun.

 

Unwrapping Culture                                                                                                     
Pichet Klunchun + Alvin Tolentino (Bangkok – Vancouver)
Photo: Chris Randle

DHC/ART et le Centre Phi

407, rue Saint-Pierre

Dans le Vieux-Montréal, il y a aussi DHC/ART. Cette fondation privée se consacre à la présentation de l’art contemporain et les choix de sa commissaire, Cheryl Sim, ne m’ont jamais déçu. Elle nous donne l’occasion de voir des artistes de renommée internationale et tout cela gratuitement !  De plus, grâce aux visites guidées organisées par son équipe d’éducateurs, on peut mieux saisir le langage artistique même si celui-ci peut nous sembler quelquefois impénétrable. 

Au Centre Phi, un centre d'art créé aussi par la fondatrice de DHC/ART, vous pourrez voir jusqu’au 10 octobre, les photographies de Jacques Pugin « Les cavaliers du diable » inspirées d’images de Google Earth. Et pour les amateurs de musique, octobre offrira trois spectacles, Bet.e and Stef (le 8), Dead Obies (les 14, 15 et 16), et un concert du compositeur new-yorkais William Basinski (le 21).

 

Vue de l'exposition Yinka Shonibare MBE: Pièces de résistance, 2015, DHC/ART Fondation pour l’art Contemporain, Montréal. Premier plan, 2e plan, de gauche à droite: The Age of Enlightenment – Immanuel Kant, 2008; Fake Death Picture (The Death of Chatterton - Henry Wallis), 2011; Fake Death Picture (The Death of Leonardo da Vinci in the Arms of Francis I – François-Guillaume Ménageot), 2011; Fake Death Picture (The Suicide – Manet), 2011. Photo: Richard-Max Tremblay.

Porter son identité – La collection Premiers Peuples

690, rue Sherbrooke Ouest

Cette exposition permanente rassemble quelque 85 objets et artefacts tirés de l’importante collection du Musée McCord, qui nous parle des Premiers Peuples du Canada. Extrêmement intéressante et très bien présentée, elle nous permet de découvrir la créativité et la vitalité de la culture autochtone, de même que la complexité de l’héritage des Premières Nations pour lesquelles il existe un lien très étroit entre le vêtement et l’identité. Broderies de perles multicolores, rubans, liens de cuir, boutons et plumes métamorphosent robes, tuniques, parkas, bonnets, mocassins et sacs… On ne peut qu’être fasciné par ces créations qui nous ouvrent les yeux sur une riche culture où la tradition et l’innovation trouvent un équilibre harmonieux, et que beaucoup d’entre nous connaissent mal. Une ambiance particulière se dégage de cette grande salle, qui, le temps d’une visite, m’a transporté ailleurs.

 

Pour en savoir plus sur l'exposition "Porter son identité -  La collection Premiers Peuples" avec Guislaine Lemay, conservatrice, Ethnologie et archéologie.
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